L’art de l’essentiel – Dominique Loreau

Quand j’ai reçu l’invitation de Natasha à participer à l’éco-défi de novembre sur la littérature engagée et inspirante, je me suis dit tout de suite que j’allais dire oui ! La littérature, c’est une de mes passions, mais alors la littérature qui ouvre d’autres voies vers des modes de vie alternatifs, alors là c’est carrément pour moi !

Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’article d’hier sur Gala’s blog, qui présentait « Profession : Animal de laboratoire » de Audrey Jougla et celui de demain sur Nous sommes tous des graines qui vous parlera  de « L’age des low-tech » de Philippe Bihouix !

image

Le premier livre auquel j’ai pensé, je ne l’ai trouvé qu’en anglais… Alors je me suis dit que j’allais vous présenter « L’art de l’essentiel » de Dominique Loreau que je voulais lire depuis loooongtemps !

Je voulais vraiment parler d’un livre sur le minimalisme. C’est le sujet sur lequel je réfléchis beaucoup en ce moment, et que je conçois comme parfaitement en adéquation avec la volonté de réduire mon impact sur l’environnement.

En effet, après avoir remis en cause ma manière de m’alimenter, puis la façon que j’ai d’acheter, je me suis vite rendue compte (entre autres grâce à l’éco-défi sur la garde-robe éthique et écologique !) que continuer à consommer comme je consommais mais des produits éthiques n’était pas du tout compatible avec mon budget d’étudiante ! Alors le minimalisme s’est imposé pour moi comme la suite logique de ma démarche. Et l’idée de m’alléger et de ne plus dépendre de mes objets m’apaise.
Cette idée que nos objets ont une influence sur nous me travaille vraiment. Et cette citation présente dans le livre de Dominique Loreau a beaucoup résonné en moi :

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? »

Alphonse de Lamartine

image

Je vous ai partagé il y a quelques semaines mes propres difficultés rencontrées dans ma démarche vers le minimalisme, et j’ai été contente de trouver dans ce livre, qui semble être une référence en matière de minimalisme, tout un chapitre sur les différents types de difficultés rencontrées selon des parcours de vie… Je me suis retrouvée dans certaines de ces descriptions et mettre des mots, trouver des causes à mes propres difficultés m’a apaisé.

Très fortement inspiré de la culture asiatique puisque l’auteur vit au Japon, c’est un livre qui m’a plu. Ce n’est pourtant pas une révélation, et ce pour plusieurs raisons :

1* Une démarche d’épanouissement personnel plutôt qu’écologique

Ma raison de me tourner vers le « moins mais mieux » tient surtout à la volonté de réduire mon impact sur l’environnement, et l’épanouissement personnel, s’il n’est pas négligeable, m’apparaît comme un bonus. Or ce livre est vraiment axé sur ce côté bien-être, donc forcément, les arguments me touchent moins que ceux qu’on peut trouver dans le livre Zéro Déchet de Béa Johnson par exemple ! Par contre c’est très intéressant, et la symbolique associée aux objets et aux difficultés à les laisser partir m’a permis de regarder mon comportement d’un autre oeil et d’avancer sur le plan psychologique en dénouant un peu mes difficultés !
Dans la continuité de ce que je viens d’évoquer, Dominique Loreau incite à jeter, beaucoup plus qu’à donner/recycler par exemple. Je suis partagée à ce sujet. Sur la plan écologique, c’est clairement problématique. Cela dit, en voulant éviter de jeter, je me suis plusieurs fois retrouvée à entasser des tonnes d’affaires dans un coin en attendant de trouver un moyen de les recycler/donner, pour finir par les jeter en me rendant compte que sinon je ne m’en débarrasserai jamais

2* Trop peu de conseils pratiques

Cela tient, je pense, au fait que j’ai déjà lu plusieurs livres sur le sujet et que j’ai donc besoin de plus de précision avant que ça ne me convienne.
Le livre se compose de 3 parties qu’on pourrait résumer ainsi : Pourquoi se désencombrer, comment s’y préparer, comment mettre en pratique le minimalisme. C’est vrai que c’est un livre est plutôt théorique, plus destinée à des personnes découvrant le minimalisme et moins ancré dans le concret que Zéro Déchet de Béa Johnson que j’ai déjà cité.

image

C’est tout de même un livre très intéressant et agréable à lire, qui ne sera peut être pas assez poussé pour ceux qui ont déjà un pied dans ce chemin, mais qui peut faire un super cadeau (en plus Noël arrive !) pour une personne curieuse ne sachant pas trop par où commencer.

Et puis Dominique Loreau agrémente son ouvrage de citations d’autres livres, et auteurs, donnant alors autant de pistes pour prolonger la lecture, et ça, ça me plaît !

Je voudrais donc conclure sur la même situation qui clôt ce joli livre :

« Avec trop on se perd, avec moins on se trouve. »

Eleama O.

Publicités

7 réflexions sur “L’art de l’essentiel – Dominique Loreau

  1. Ça fait un moment que je veux le lire celui-là !
    Comme j’ai déjà lu pas mal de bouquins sur le même sujet (ou des sujets très voisins) j’ai un peu peur de trouver, tout comme toi, qu’il reste un peu trop en surface, mais j’ai bien envie de me faire ma propre idée quand même 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s