Le repos du guerrier

Avoir une vie engagée est très gratifiant :

Savoir que l’on vit en accord avec nos valeurs, faire partie d’un mouvement, agir pour rendre le monde un peu plus doux, tout ça est profondément agréable. Depuis que je me suis lancée sur le chemin d’un mode de vie plus engagé, je me suis trouvée. Maintenant je sais qui je suis, je me respecte et je m’aime. Je suis en paix avec moi-même. Et ça, ça n’a pas de prix. Rien ne vaut la satisfaction de savoir que notre mode de vie est bon pour la planète, l’humain, les animaux.

12799311_1741259692760240_5918734273536569485_n

Lire la suite

5 conseils pour une transition végé réussie !

Cette nuit je réfléchissais à ce blog  pourquoi je le tenais et ce qu’il m’apportait.
Le meilleur souvenir que j’ai grâce à ce blog, c’est lorsque « A » m’a dit que j’avais eu un réel impact avec De Mal En Piges, qu’elle était devenue végétarienne et même presque végétalienne. Cet article, j’ai envie de le dédier à A. (qui j’espère se reconnaîtra si elle passe pas là !) puisque c’est elle qui me l’a inspiré !

Image trouvée sur le site de PETA

Image trouvée sur le site de PETA

Lire la suite

Et si on parlait du « Cri de la Carotte » ?

Si comme moi vous êtes végé*, vous avez certainement déjà été confronté-e-s à cet argument d’omni sceptique : la souffrance de la carotte. Si vous êtes omni, vous l’avez peut-être déjà employé dans une conversation avec un-e végé*. Cet article vous concerne, quoi qu’il arrive 😉cridelacarotte Lire la suite

Yulin : The Cow in the room

Je sais ce que vous vous dites… Genre la nana trop bilingue qui fait son titre en anglais et tout… En fait, le truc c’est que l’expression française « l’éléphant dans un magasin de porcelaine » par exemple en plus d’être moins concise était moins appropriée… Sisi vous allez voir !

Bon, pour tout vous avouer, j’avais clairement décidé de ne pas prendre part à toute cette agitation autour de Yulin, je savais que ça risquait de tourner à mon désavantage, et puis en fait il faut croire que je suis incapable de fermer ma grande bouche !

Alors commençons pas le commencement : Je suis absolument contre ce festival qui torture puis tue des chiens. C’est atroce, ça ne devrait pas exister et je ne cautionne pas. MAIS. Oui parce qu’il y a un mais, sinon pas d’intérêt à écrire ce billet… C’est même un assez gros mais qui je l’espère ne va me fâcher avec personne (je croise les doigts et même les orteils).

stopyulin2015

Je disais donc mais ! C’est culturel là-bas. Un chien est considéré comme de la viande en Chine au même titre qu’une vache ici. DONC tout en désapprouvant avec fermeté, je suis assez confuse des remous que ça provoque. Je veux dire, c’est très ethnocentré de s’indigner pour ces pauvres chiens, non ? Pour eux c’est « juste un chien » au même titre que notre steak (enfin le vôtre, du coup si vous êtes omnis parce que mon steak de quinoa ça marche pas dans cette comparaison ! ^^) est « juste une vache« .

Du coup j’hésite beaucoup… Est-ce que je dois m’indigner d’une certaine forme de racisme (le terme est peut-être fort…) ou en tout cas d’ethnocentrisme naïf ? Ou bien me réjouir que les choses aillent dans la direction qui me plait ?

Mais vont-elles seulement dans cette direction ? Même si pour l’instant, le débat s’illustre surtout par une bonne grosse dose de spécisme (le fait de considérer une espèce comme supérieure ou inférieure à une autre), c’est aussi une occasion en or de poser une nouvelle question à une échelle plus vaste, une occasion en or de mettre le doigt sur « l’incohérence » du système, et de mettre en lumière ce concept de spécisme jusque alors utilisé exclusivement dans les milieux végé*.

definitionspecisme

En effet, pourquoi s’indigner pour un chien quant on se fiche du cochon, pourtant bien plus proche de l’humain notamment au niveau de l’intelligence ? Pourquoi l’un est-il étiqueté « pote » et l’autre « viande« ? Je vous la fais version rapide : Pour rien. Absolument rien ne l’explique. Ce n’est que pure construction sociale, tout comme en Chine, assimiler le chien à une viande, et donc le manger, est une construction sociale.

Ça me rappelle une anecdote de salle de classe… Au moment où le statut de l’animal a changé, et qu’il a été reconnu « être sensible » dans le Code Civil, tout en restant un « bien meuble », quelqu’un s’étonnait l’étrangeté de la chose et une camarade avait pris la parole pour dire quelque chose comme « Oui, sinon ça devrait être interdit de les manger, non ? » (En vrai c’était exprimé de manière bien plus pertinente mais vous voyez le principe)
Je ne sais pas si c’est très clair mais je trouve que tout le problème est absolument résumé là : Il y a dans tout notre système une contradiction fondamentale. Nous reconnaissons la sensibilité aux animaux. Mais pas à la viande. Le lien entre l’animal et le steak ou le jambon est masqué par les abattoirs fermés au public et les fermes industrielles interdites d’accès, ou par les pubs qui ne montrent jamais l’animal (à la limite pour le lait et les œufs on les voit gambader dans les prés (les vaches et les poules pas le lait et les œufs, qu’on soit bien d’accord)). C’est ce lien brisé qui provoque parfois le conflit lorsqu’un omni se retrouve face à l’insinuation que le contenu de son kebab provient d’un animal mort (et je ne parle pas ici d’une provocation agressive de la part d’un végé* moqueur !)
Alors évidemment, il y a des gens qui font très bien le lien. Les chasseurs par exemple. Mais la majorité des gens ne le fait pas (en même temps, on ne nous y aide pas, bien au contraire !)

specisme

Alors je veux croire que cet élan pour les chiens et chats de Yulin et le changement ambivalent du statut de l’animal dans le Code Civil sont des éléments précurseurs qui montrent un éveil des consciences qui mènera le système à évoluer à son rythme vers une alimentation plus raisonnée et vers plus de compassion. Parce que c’est la seule manière de voir les choses qui ne me décourage pas. Et parce que c’est une vision très crédible ! Cette ambiguïté pourrait très bien montrer le déséquilibre d’un système qui ne convient plus à tout le monde, plus à assez de gens en tout cas pour que les choses restent en l’état. Et ça c’est une bonne chose (en tout cas de mon point de vue, mais je ne sais pas si les élevages intensifs manqueraient à quelqu’un s’ ils venaient à être remplacés par autre chose).

Je veux pourtant préciser une chose : cet article vous paraît peut être de parti pris (oui, en même temps il l’est), ou peut-être qu’en tant qu’omni par exemple, vous vous sentez agressé par mes propos. Je vous assure que mon intention n’est de culpabiliser ou de vous convertir personne, au pire d’engager une réflexion que chacun est libre de mener comme bon lui semble. Je souhaite éventuellement vous faire découvrir l’univers végé* pour que vous puissiez, pourquoi pas, mieux le comprendre et que donc nous puissions tous, végé* et omnis, cohabiter en harmonie dans l’amour et la paix ;D (ça marche moins dans l’autre sens parce que la grande majorité des végé* ont été des omnis, donc savent un peu comment ça fonctionne quand même ^^)

Si vous êtes en désaccord avec moi, je lirai avec plaisir vos remarques, à condition qu’elles soient bienveillantes. Vous avez évidemment le droit de penser différemment, mais tout comme j’essaie de respecter votre point de vue, j’ai besoin qu’on respecte le mien 🙂 Mais j’ai confiance en vous, mes lecteurs adorables ❤ J’ai quand même la chance d’avoir ici un stock de commentaires malveillants très proche de zéro ! 😀

 

ybfyuYtheUwIgvW-800x450-noPad

P. S. : À tous les omnis indignés et attristés par Yulin, je ne veux en rien « délégitimer » votre ressenti. Bien au contraire. Il est important et précieux. Par contre, j’aimerai que vous compreniez que ce que vous ressentez pour ces chiens et ces chats, de nombreux végé* le ressentent pour les vaches, cochons, moutons et poules de nos industries occidentales. Alors votre tristesse, votre amertume, la prochaine fois que vous croisez un végé* agressif, repensez-y. Dites-vous qu’il la ressent probablement et pardonnez-lui son comportement peut-être peu courtois en comprenant qu’il ne vient pas de méchanceté ou d’une critique qu’il vous adresse mais de cette douleur-là. Je pense que si on y pensait tous un peu plus, il y aurait bien moins de guéguerres bêtes sur ce sujet là.

Bref, bienveillance, compassion et tolérance ❤

Eleama O.

Mai : Manger végétalien, varié et équilibré !

Comme je vous ai déjà beaucoup parlé de mon expérience personnelle dans mon journal d’une apprentie végé, je voudrais aujourd’hui vous présenter comme bilan de ce défi du mois de mai qui m’a particulièrement inspiré, différentes ressources et recettes si vous avez aussi envie de vous mettre au défi ! vegan Lire la suite

Chapitre V : Flexivégane !

Initier une transition vers un « flexiveganisme », c’est une de mes résolutions pour 2015, et je vous l’annonçais lors du bilan des 1 an de mon végétarisme 🙂 Nous sommes désormais en avril et j’ai envie de faire un premier point !

Keep-calm-and-go-vegan Lire la suite

Février : Acheter Responsable !

L’éco-défi de février s’intitulait « Acheter Responsable ». J’ai essayé de m’y investir davantage que dans celui de janvier et il me semble que c’est plutôt un succès. Je l’ai envisagé dans la continuité de l’éco-défi de janvier sur la garde-robe éco-éthique et minimaliste, je pense que les deux démarches sont très liées et complémentaires.
Alors c’est parti pour un petit bilan !

ecodefifevrier
Ce que j’ai appris :

Lire la suite

Chapitre IV : Bilan, 1 an de végétarisme !

Par Eleama O.

J’ai hésité avant de publier cet article. Je n’avais pas vraiment le cœur à écrire. Mais j’en ai marre de ne plus lire que des articles sur Charlie. Non pas que ce ne soit pas important mais voilà 3 jours que je suis scotchée aux infos qui tombent, toujours plus effrayantes, trois jours que je ne dors plus et que je me demande comment ce genre de choses peuvent arriver. Trois jours que je déprime. Ça m’arrive souvent de pleurer devant les infos. Mais là, le symbole est terrifiant et l’angoisse ne disparaît pas. En plus, je l’entretiens à lire et relire tous vos articles sur Charlie. Mais la vie continue. La vie DOIT continuer. Alors j’ai décidé d’écrire quand même. Mais d’illustrer cet article avec les caricatures de Charlie, en hommage, mais aussi en signe de résistance.

CharlieHebdoVG

Nous voici donc en janvier 2015. Il y a tout juste un an, je décidais de bouleverser toutes mes habitudes alimentaires, pour me passer de viande. Depuis, j’ai écrit un premier bilan, et je vous ai aussi expliqué comment le végétarisme avait changé mon rapport à la nourriture de manière très positive. Mais aujourd’hui, j’ai envie de faire le bilan de toutes mes réussites, difficultés et évolutions liées au végétarisme depuis un an, pour vous expliquer aussi où j’en suis aujourd’hui.

Lire la suite