Comment j’ai changé ma vision des réseaux sociaux

Bonjour, petit-e internaute !

Peut-être qu’on ne se connaît pas, et dans ce cas bienvenue dans ma petite bulle verte d’Internet, ou bien peut-être que tu me lisais déjà avant ma (looongue) pause et dans ce cas je suis ravie de te retrouver !

Voilà déjà une demi-année que j’ai mis le blog sur pause (non, un article cet été à propos de mon site professionnel, ça ne compte pas !), et il s’en est passé des choses !
J’ai eu l’occasion de travailler pour la version web d’un magazine engagé, Sans Transition !, entre autres grâce à ce blog et c’était une expérience géniale et très instructive. Je suis devenue auteure indépendante pour une maison d’édition alternative dont je vous parlerai plus en détail bientôt : l’Attelage. J’ai même déménagé en Suède où je vis une année Erasmus incroyable (évidemment, ça aussi je compte vous en parler).

Mais pour mon grand retour, je voudrais te parler d’autre chose… En partant, je t’avais expliqué que trop de projets à gérer me poussaient à faire une pause. C’était vrai évidemment mais il n’y avait pas que ça. 

citation-reseaux-sociaux-2

Sans compter le fait que je traversais (traverse) une période de ma vie plutôt compliquée, mon rapport aux réseaux sociaux et à Internet y étaient aussi pour beaucoup.

Je voyais dans le net les possibilités immenses pour le militantisme (elles sont réelles et précieuses ). Mon Facebook était plein de groupes divers et variés , plein d’injonctions bien intentionnées et mon Instagram envahi par les cadavres d’animaux pour dénoncer l’horreur des abattoirs. Sur ce blog, je suivais très (trop) assidûment les statistiques, jamais vraiment satisfaite puisque le nombre de pages vues signifiaient l’efficacité de mon engagement. 

Est-ce que ça veut dire pour autant que Facebook, ses groupes, Instagram ou ce blog sont mauvais en soi  ? Négatif  ? 

Je pensais que oui. Plutôt : j’en voyais le positif mais je ne trouvais pas qu’il contrebalançait les effets néfastes. J’ai donc mis le blog sur pause, supprimer Instagram de mon téléphone et je me suis désinscrite des groupes Facebook.

Ça faisait du bien, c’était la liberté , je revivais. Ma vie était davantage dans le moment présent, j’étais plus positive. Pour un temps.

Parce qu’ensuite les échanges, l’inspiration, le beau m’a manqué. 

J’ai finalement, après plusieurs mois, réactivé mon compte Instagram, et j’ai adopté la même démarche de tri que pour mes objets : si ça ne m’apporte pas de plaisir, ça dégage  ! Pareil pour Twitter.

Bilan, après 8 semaines ?

Exemple de ce que vous pouvez trouver maintenant sur mon Instagram : Bienvenue dans mon chez moi suédois !

Eh bien, moi qui avait très régulièrement des crises de nerfs à cause des débats stériles et violents sur Twitter ou IG, je n’en ai pas eu une ! Au contraire, consulter et mettre à jour mon compte Instagram est devenu mon moment self-care de la journée. Souvent, je le fais juste avant de couper mon téléphone pour lire, le soir, avec une tasse de thé.

Les réseaux sociaux me faisaient me sentir enfermée, impuissante et inutile. Je scrollais sans fin, râlant après les gens, triste de constater l’état de l’humanité.

Maintenant, ils me font me sentir forte, empowered, comme on dit, ils me font me sentir valide, belle, et ils me poussent à aller de l’avant. Parce que maintenant, quand j’ouvre Instagram ou Twitter, je vois des gens positifs, des citations inspirantes, des photos de Nature et de Tiny House minimalistes. Je vois des choses que j’aime, des choses belles, de la bienveillance et de l’amour.

64077-take-care-of-yourself-mentally

Ma conclusion sera donc celle-ci : NON, les réseaux sociaux et Internet ne sont pas toxiques. Ils sont une opportunité de créer un monde meilleur, plus inclusif et plus beau. A nous de savoir poser nos limites et les utiliser. J’ai choisi de m’entourer de bienveillance, de beauté et d’amour en espérant diffuser à mon tour cette bienveillance et cet amour. Et ça aussi, c’est de l’activisme.

A chacun ses limites, à chacun ses envies et ses façons de voir. Peut-être que pour toi, ce sera les chatons, les belles assiettes ou les photos de gens heureux.

Mais comme pour désencombrer tes espaces matériels, pose-toi la question pour tes follows : Est-ce que cela m’apporte du plaisir ?
Et je serai très heureuse de connaître tes conclusions à ce sujet 😉

Encore une fois, je suis ravie de te retrouver 😀
Et toi, du coup, les réseaux sociaux, tu les utilises comment ?

A bientôt !
Eleama O.


P.S. : Si tu veux me retrouver sur Instagram, moi c’est Eleamao

Publicités

Une réflexion sur “Comment j’ai changé ma vision des réseaux sociaux

  1. Je suis tout à fait d’accord lorsque tu dis « Parce qu’ensuite les échanges, l’inspiration, le beau m’a manqué. » parce que je suis toujours dans ce paradoxe, quitter totalement les réseaux sociaux/y rester, puisque cela m’apporte en définitive beaucoup de bonnes choses (notamment pour l’inspiration).

    J’ai essayé un temps de me couper de Facebook pendant une semaine mais ça a été très difficile, tout m’y ramenait (amis, mails de notification, connexion à une application en passant par facebook…). Ensuite j’ai essayé de REDUIRE mon temps passé dessus mais rien à faire, je n’y arrive pas. J’ai été triste de constater à quel point j’en avais besoin, tout en reconnaissant qu’il me permet de découvrir des choses sur lesquelles je ne me serais pas forcément penchée autrement. Etant en Allemagne c’est aussi par ce biais que je reste le plus en contact avec mon amoureux.

    Quant à Instagram, mon réseau préféré, je ne pourrais tout simplement pas m’en passer mais c’est dur de l’admettre ahah, moi qui aimerais tellement me sentir « libre ». C’est une formidable source de beauté, d’inspiration et de motivation et moi qui aime la photographie ça me permet d’exercer mon oeil et ma créativité, et me pousse à progresser. Ensuite comme tu le dis c’est à nous de créer un « feed » qui nous ressemble, mettre de côté ce qui nous rend triste ou en colère pour se concentrer sur le positif.

    Le revers de la médaille de tout ça je trouve, c’est la pression permanente à laquelle on est soumis : être confronté à des personnes dont la vie nous semble parfaite, idéal, le nombre de likes/d’abonnés/de followers… Tout ça gâche un peu le plaisir mais c’est à chacun de prendre le recul nécessaire pour en faire un booster et non quelque chose qui nous plombe le moral.
    Bref, j’y travaille 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s