Débrancher le pilote automatique ?

Je me suis endormie.

Ces derniers mois, je dois l’avouer, je me suis endormie. Je suis retombée dans ma zone de confort. Après les bouleversements, le changement de ville, d’école, les nouveaux projets, passé le début des cours, je me suis laissée glisser dans ma petite routine familière et rassurante. Sur le coup c’était nécessaire ! J’avais besoin de recréer des repères et de me reposer un peu. On ne peut pas passer sa vie hors de sa zone de confort, il faut parfois y retourner recharger les batteries avant de se replonger dans le tourbillon. Ça fait du bien des fois… MAIS, j’étais en train de réenclencher le pilote automatique !

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J’aime ma vie d’aujourd’hui, ça c’est sûr. Un appart sympa dans une jolie ville, des cours dans une super école, des projets motivants, des nouvelles relations enthousiasmantes, et même quelques voyages La vie rêvée !

Oui MAIS. Oui mais je me laisse porter depuis 6mois. Il est temps de se remettre en route. J’avais besoin de cette pause mais maintenant, je dois me remettre au défi. En plus ça tombe dans la bonne période : je suis en recherche de stage pour cet été, j’ai mes résultats d’attribution de l’année à l’étranger dans quelques jours… Ce sont déjà des défis, mais encadrés. J’ai envie d’y ajouter des défis de moi à moi. Il y en aura déjà un premier : à Pâques, je pars une semaine en roadtrip en Angleterre. Bon, pas toute seule mais je pars. Après des mois à parler de voyage, sur un coup de tête, on s’est dit « et si on le faisait vraiment ? » Et c’est parti. C’est exactement ça que je veux faire avec tout le reste des domaines de ma vie.
Je pars dans une grande spirale de réflexion : chaque élément de ma vie y passe.

  • Est-ce que cela m’apporte de la satisfaction ?

Si oui, est-ce que ça m’en apporte autant que ça pourrait ? Si non, pourquoi je le garde ?

  • Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ?

Qu’est-ce qui m’empêche de le faire ? Comment je peux le faire quand même ?

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Par Imaginary Friend

Je suis « tranquille » maintenant, dans une école. Plus besoin d’être dans l’urgence, j’ai 4 ans d’études assurés. Mais après, je veux quoi ? Hors de question de me laisser porter et de me réveiller un jour avec une vie tranquille mais qui ne me fait pas vibrer, sans savoir ce que j’ai fait de toutes ces années ! Alors c’est le moment de me poser ces questions pour me lancer dans la bonne direction.

De quoi je suis sûre pour l’instant ? Je veux écrire. Comme depuis toujours. Quoi, où, comment ? Ça c’est toujours en réflexion… 🙂

Je sais bien que je ne suis pas la seule dans ce cas-là. Le problème de la zone de confort, c’est justement qu’elle est… confortable ! Difficile de s’en extirper, de se poser des questions effrayantes comme « Qu’est-ce que je veux vraiment? » La société nous offre des parcours balisés, nos parents et amis s’inquiètent pour nous si on veut s’en extraire. Et c’est normal : en dehors, c’est Terra Incognita. Ça fait peur.
Et pour les trouillard-e-s comme moi, ça donne envie de se planquer sous une couette pour à peu près un milliard d’années rien que d’y penser.

J’ai déjà peur de me poser les questions, parce que j’ai peur des réponses. J’ai peur parce que je sais bien que les réponses vont me pousser hors des sentiers balisés, hors de ma zone de confort, hors de mon petit canapé.
Et j’aurais encore peur quand j’aurai trouvé les réponses et que viendra le temps de les mettre en pratique. J’aurais encore peur en plongeant hors de ma zone de confort.

J’aurai peur. Pourquoi je le fais, alors, si j’ai si peur ? Parce que Terra Incognita, ça veut aussi dire liberté, ça signifie aussi qu’on devient d’un coup acteur de sa vie, qu’on crée notre propre chemin. Alors oui, je flippe. Et c’est normal de flipper. Je compte sortir du sentier balisé sans savoir où je vais débarquer. Mais si c’est pour avoir la vie dont je rêve, ça vaut bien le coup d’avoir peur, non ?

Potentiel stage dans un journal (réaliser mon rêve d’écriture ?), voyage à deux (partir à l’aventure ?), étudier en Suède l’an prochain (découvrir le monde autrement ?). JE SUIS TERRORISÉE. Mais comment faire autrement que d’y aller quand même ?

Et vous, ça vous tente d’avoir peur avec moi ? Ou vous avez des idées pour canaliser la trouille ? Venez, on en parle ensemble en commentaires ! ❤

 

Eleama O.

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5 réflexions sur “Débrancher le pilote automatique ?

  1. J’aime cet article. Tu es à cheval entre garder les pieds sur terre et vivre avec ce petit brin de folie qui te garantie une vie épanouissante, non ? Je ne connais rien pour canaliser la trouille, comme toi je fais avec. (oui, moi aussi j’ai la trouille. Et si je n’arrive pas à vendre mon livre ? Et si notre idée du combi c’est naze ? Aaaah !!! )
    En fait, quand j’y réfléchie bien, je n’ai pas tant peur que ça. Je n’ai pas peur d’échouer, et je me dis toujours que si j’ai un pépin, je saurais me sortir de l’embarra. C’est un peu comme si je me forçais à avoir peur. Un peu pour faire plaisir à mes parents —qui ont très peur pour moi— un peu pour rester au niveau de ceux qui ne tentent pas de sortir de cette zone de confort… La peur, c’est ce qui me rattache au confort perdu. Je crois. Ou je m’égare ?

    • En effet, je suis à cheval entre les deux, ce qui n’est pas toujours facile mais qui me permet de toujours avancer ! 🙂
      Personnellement, je ne sais meme pas trop pourquoi j’ai peur… Mais j’ai la trouille !
      Et je n’y avais pas réfléchi mais effectivement, la peur peut être le lien qui rattache à ce confort perdu, une espèce de signal pour évaluer à quelle distance on en est et jusqu’où on peut encore aller !
      Merci beaucoup pour ce commentaire vraiment enrichissant ! Bonne soirée 🙂

  2. Heureuse de ne pas être la seule ! Je ne suis jamais sortie de ma zone de confort et là c’est le grand saut ! Je pars en Octobre prochain. J’ai peur mais tellement hâte à la fois !

  3. En pleine réflexion sur ma vie, je tombe par hasard sur ton article.. Moi qui ne lis jamais dans les blogs en plus..
    Le titre m’a accroché, ton style d’écriture m’a poussé à aller jusqu’au bout.. J’aime bien tes descriptions et tes métaphores..
    Melissa jensen disait : « Qui craint de souffrir, il souffre deja de ce qu’il craint ». Et c’est bien mon cas.. Je bosse depuis 5 ans pour une agence de com parisienne, CDI, cadre, bon salaire.. Mais j’en ai marre de voir chaque jour les memes têtes, d’avoir affaire aux memes problématiques.. J’ai envi d’un air frais, de liberté, d’un roadtrip autour du monde pendant des mois.. Bref j’ai besoin de débrancher le pilote automatique.. Et ce qui me fait hésiter c’est cette peur de l’inconnu.. De sortir de ma zone de confort comme tu l’as bien décrit..
    Bref, il est 2h30 du matin, je ferai mieux de me coucher car je dois me lever demain tot pour aller faire un travail que je ne supporte plus..
    Merci en tout cas pour cet article, et bonne continuation !

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