Minimalisme : Mes difficultés

Si je ne parle pas beaucoup de minimalisme ici, ce n’est pas que je ne fais rien en ce sens ! D’ailleurs vous aurez peut-être remarqué que la plupart des articles que j’aime sur WordPress sont sur ce thème…
Et cet été, je me suis lancée dans un grooooos tri de mes affaires. Mais j’ai été confronté à quelques freins auxquels je ne m’attendais pas…

Have-Nothing-In-Your-House

1° Associer le souvenir à l’objet

Je ne me pensais pas du tout matérialiste. Je pensais que ça serait facile. Autant vous dire que je me mentais à moi-même ! Je suis le genre à garder les tickets de cinéma et emballage de bonbons des journées entre amis pendant des années… Mes tiroirs débordaient de déchets inutiles que je ne regardais même plus. Premier défi, faire le tri là-dedans !
J’ai tout sorti, trié ce qui me rendait heureuse de ce qui me laissait indifférente, jeté les tickets de cinéma, les emballages et autres déchets. Et puis j’ai laissé le sac des choses à jeter traîner deux semaines dans ma chambre avant de le jeter, le temps de m’approprier l’idée que le souvenir heureux ne disparaitrait pas en jetant un vieux papier de bonbon d’il y a 5ans…

2° Garder un vêtement en symbole de ce que je voudrais être

Jusqu’à récemment, mon poids a beaucoup fait le yoyo, et j’étais très complexée. Évidemment, ça avait une forte influence sur ma penderie. Celle-ci débordait de vêtements de tous les styles et de plusieurs tailles. Il y avait les trop petits que j’espérais pouvoir remettre, les trop grands que je gardais au cas où, et tous ceux qui ne me plaisaient plus mais que je gardais en souvenir du temps où je les portais. Je n’avais jamais réussi à faire le tri. Mais là, mon poids enfin stabilisé, et ma motivation minimaliste en tête, j’étais prête ! J’ai viré tous les vêtements qui n’étaient pas à ma taille, et essayé de virer aussi tous ceux que je n’avais pas mis depuis au moins un anÇa a presque marché ! Il reste quand même quelques t-shirts souvenirs et quelques vêtements trop petits/qui ne me plaisent plus mais trop neufs pour que j’arrive à m’en séparer. Et ma penderie compte encore bien trop de pyjamas et de t-shirts pour que ça soit raisonnable. Et des chaussures superbes que je ne mets jamais. MAIS dans l’ensemble, c’est quand même plutôt une réussite même s’il va falloir que je m’y reprenne encore à plusieurs fois.

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3° Les objets culturels

Livres et vinyles surtout m’ont posé problème… Pour être totalement honnête, je n’ai même pas encore entrepris de trier mes vinyles ! Je rêve encore d’une énorme collection pas du tout minimaliste ^^
Pour les livres, il m’a fallu un an avant d’envisager de les trier. Le tri fut douloureux, mais j’ai tout de même réduit de moitié ma collection de livres physiques !! Bon, il m’en reste encore environ 200, on n’en est toujours pas au minimalisme Mais c’est le mieux que je puisse faire pour l’instant ! J’essaie d’emprunter plutôt que d’acheter aussi pour éviter que le nombre remontre trop vite ! Mais l’objet livre me plait trop :/
Et puis je n’ai pas encore fait le tri dans mes livres numériques… Et là c’est une autre histoire… C’est tellement démesuré que je n’ose même pas me lancer maintenant !
Je suis déjà fière d’avoir dépassé un peu mon blocage mais ce n’est pas encore gagné 😛

4° La peur de manquer

Et ça, c’est mon GROS défi du moment. L’exemple le plus flagrant ? La cuisine. Malgré un gros tri dans mes accessoires et ustensiles qui a fait disparaitre entre autre mon micro-onde, mes placards débordent littéralement de nourriture. J’ai 4 sortes de lentilles différentes, ce qui est, tout de même, assez ridicule.
Pour la salle de bain, c’est pas mal pareil. J’ai en gros trois pots d’avance pour tout… C’est peut-être un peu exagéré… Surtout que comme j’ai changé mes habitudes de consommation, il y a plein de trucs que je dois me forcer à finir alors que je ne veux plus les utiliser… J’ai peur de manquer, de ne pas avoir assez, c’est irrationnel et inutile.
BON. Du coup, je me lance un défi. Je ne rachète plus RIEN qui ne soit pas absolument nécessaire sur le moment que ce soit pour ma salle de bain ou ma cuisine, jusqu’à ce que je n’ai plus le choix.
Pour la cuisine, en gros, c’est légumes et fruits à volonté mais tout le reste attendra. Par exemple, j’ai fini mes pâtes depuis 3 semaines mais je n’en rachète pas avant d’avoir fini mes 4 sortes de lentilles, mes 2 sortes de quinoa, mes pois cassés, mon riz, mes nouilles chinoises, ma polenta, etc. Et je me surprends moi-même ! J’ai mangé très varié, et je n’ai pas eu de difficultés à me nourrir 😀 En plus, finir tout mon stock me permettra d’organiser différemment ma cuisine. Au lieu de racheter dès que je finis un pot, je ferais tourner les aliments pour manger encore plus varié et satisfaire mon besoin de tester de nouvelles choses (qui explique le nombre incalculables de bocaux dans ma cuisine…)
Pour la salle de bain, même principe, je ne rachète que quand je n’ai plus d’avance. Et seulement si c’est indispensable ! Réduire le nombre de produits dans ma salle de bain me semble important… Par exemple, pas la peine d’avoir un savon pour le corps, un pour les cheveux, plus un après-shampoing, un masque, une crème pour le visage, une crème pour les mains, une pour le corps etc. A la place, je pourrais avoir une poudre lavante corps et cheveux, et une seule crème ! On verra si j’y arrive ;D

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En gros, je suis sur la bonne voie ! Aucune de mes difficultés n’est réglée à 100% mais toutes sont en cours de résolution…
Et ce « défi » minimaliste me fait me rendre vraiment compte de mon rapport, pas forcément sain, aux objets et par extension au monde en général. Parce que chacune de ces difficultés trahit une de mes insécurités qui a des répercussions sur tous les domaines de ma vie. Les régler à l’échelle matérielle aidera surement à les réduire dans les autres domaines, non ? 😀

Et vous, minimalistes ou pas du tout ?
Si vous êtes vous aussi sur le chemin du minimalisme, quelles ont été vos principales difficultés ?

Eleama O.

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15 réflexions sur “Minimalisme : Mes difficultés

  1. Je te comprends à 100% ! Pour les livres, je ne garde que les livres « utiles » et les beaux livres. Les romans, je les donne après les avoir lu où les dépose dans une boîte à lire mais il m’a fallu longtemps pour m’y résoudre.
    La cuisine, j’avais le même problème que toi mais j’ai pris conscience que mon mode de fonctionnement n’allait pas. Je fais maintenant les courses une fois par semaine en visualisant ce que j’ai besoin pour la semaine et en évitant le stock.
    Quant aux fringues, le problème n’est toujours pas complément résolu…mais j’y travaille.
    Bref, je ne suis pas non plus matérialiste, au contraire, mais j’avoue que c’est difficile de faire le tri…

  2. Depuis l’été dernier, pendant lequel j’ai fait ÉNORMÉMENT de tri, je dirais que j’ai beaucoup plus de facilité à me défaire des choses dont je n’ai plus besoin. La seule exception, ce sont mes albums : je n’arrive pas à acheter ma musique en format numérique (à moins que l’album en question soit introuvable près de chez moi, qu’il soit trop cher si je le commande sur internet ou encore s’il y a moins de 5 morceaux que j’aime – là, j’achète seulement ceux que j’aime). J’aime trop l’objet (comme toi avec les livres) et fouiller dans les racks des disquaires! Mais je pense peut-être me défaire de ceux que je n’écoute plus ou très peu, car j’ai copié toute ma bibliothèque sur mon ordi… Ah, un jour, peut-être! 😉

    • Il y a des objets qui ont plus de valeur que d’autre de manière complètement subjective ! 🙂
      Je garde même des livres que je n’aime plus. Prochaine étape : réussir à m’en débarrasser !

  3. Je te comprends tout à fait ! J’ai lancé un défi tri en Mai dernier, l’article proposait différentes astuces et moyens de faire du tri. Eh bien, j’ai eu beaucoup de mal à les appliquer à moi-même. A la fin du mois, j’avais trié et obtenu une dizaine d’objets à donner. Puis fin août, j’ai eu un déclic. Je me suis vraiment mise à faire du tri. Les états d’âmes étaient partis. Je me suis débarrassée de tout un tas d’affaire, de vêtements (moi qui n’achète presque plus rien depuis 5 ans j’ai eu du mal à me dire qu’il fallait le faire ici aussi), d’objets « déco » qu’on m’avait offert, qui ne me plaisaient pas, et que je gardais parce que c’était un cadeau et que ça ne se faisait pas de s’en séparer.

    Pour vraiment en finir et aller au bout du projet, je me suis juste après inscrite à un vide grenier. J’ai mis les prix à 0,50€ dès le matin. J’ai vendu des choses, 1/3 de ce que j’avais. Et les 2/3 ? Je les ai donnés à la Croix rouge qui était sur place pour récupérer des objets. Finalement, de mes 10 cartons il ne me restait plus que 2 boites à chaussures.

    Je ne suis pas spécialement minimaliste, mais qu’est ce que c’est bien de faire du tri et d’y voir plus clair !! Ça ne m’empêche pas de collection les thés, les mugs qui vont avec (une quinzaine quand même…) et les rouges à lèvres depuis quelques semaines… Lol.

    Bon courage 🙂
    Samia

  4. Je crois qu’on est beaucoup à être passé par là ! Le processus de désencombrement est très long, mais au final à chaque « round » on progresse et c’est plus facile la fois d’après 🙂
    Aujourd’hui je suis satisfaite de mon désencombrement mais je pense qu’il y aura toujours des petites choses à améliorer. Parfois mon regard se pose sur un objet et je me dit ‘tu abuses de garder ça quand même » jusqu’au jour ou ça me semble une évidence que l’objet en question doit partir ! Tu as fait le plus dur : le premier pas ! Les autres s’enchaineront à un rythme plus ou moins soutenu selon les personnes 😉

  5. C’est pas evident au debut, tu tri puis tu dis « ca je garde ! » Puis quand tu y reviens 6 mois plus tard tu es prete a faire partir ce meme objet, il faut du temps 🙂
    Perso, chaque année que je rentrais chez ma mere je triais petit a petit mes affaires scolaire, d’adolescence, les souvenirs. Pendant 5 ans, j’ai fait ça et ce n’est que cet eté que j’etais finalement prete a garder qu’une enveloppe et laisser partir le reste. Quelle liberation de savoir que je n’encombre plus le garage de ma maman :-).
    Donc continue ta demarche, d’ici l’annee prochaine tu seras prete a faire partir + de livre 😉

  6. Bravo pour ton tri !
    Je ne pense pas qu’avoir 4 paquets de lentilles est en soi un problème. Le problème est si tu ne t’en sers pas vraiment ou si cela ne t’apporte rien. Mais si chaque semaine tu aimes réellement changer de sorte de lentilles, why not ?

    • Oui, en effet, ce n’est pas en soi un problème, mais je mange toujours la même donc je me retrouve avec des lentilles qui durent des mois et qui prennent de la place ^^
      Mais j’ai presque fini de réguler ma cuisine, plus que deux sortes de lentilles ! Quand j’aurais fini la deuxième je pourrais re-remplir mes placards, OUF ! 🙂

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