Un mois sans Facebook Ou ma tentative de me désintoxiquer.

Par OihanaSymphony

Fin octobre, j’ai décidé de me désintoxiquer de Facebook, et de ne pas m’y connecter pendant tout le mois de novembre. Malheureusement, je n’ai pas pu me tenir à cette décision, puisque je n’ai tenu en réalité que deux semaines. Cela dit, cela m’a permis de comprendre quels sont les effets pervers de Facebook sur mon mode de vie.

facebook_zoom945(Source : Arcinfo)

En tout premier lieu, je me suis rendue compte de la place importante de Facebook dans ma façon de communiquer. Adieu les e-mails, les appels téléphoniques, les messages… La plupart du temps, je communique via le réseau social, qui me permet de voir si mon contact verra le message directement ou non, s’il l’a lu. Au delà de permettre la communication et la discussion, Facebook est un sujet de discussion. « Tu as vu ce qu’elle a posté sur Facebook ? Et les commentaires ?! .. ». Bref, sur toute la (courte) période durant laquelle je ne me suis pas connectée, je me suis sentie OUT et plus au courant de rien. Je me suis également rendu compte qu’il est chronophage et addictif. Je m’explique : les premiers jours, j’ai du lutter contre l’automatisme de me connecter puis de laisser cet onglet ouvert, pour rarement le consulter. De plus, j’ai du me battre contre l’envie qui me titillait, de descendre dans ma Timeline, juste comme ça, pour passer le temps. A la place, j’ai travaillé, et autant dire que sans ce réseau social, je suis devenue bien plus productive. J’ai réalisé que, sur mes 500 et quelques contacts, très peu seulement avaient de l’importance pour moi. Soyons honnête, je n’ai strictement rien à faire de 90% d’entre eux, et c’est presque à me demander pourquoi ils sont dans ma liste d’amis. Et surtout : j’ai découvert que je survivais, sans Facebook, mais que ce n’est pas le cas de la plupart des gens. Qu’on se le dise : ce qui m’a empêché de tenir un mois, ce sont les divers « tu n’as pas vu le message que je t’ai envoyé ?! C’était HYPER URGENT, quoi !!! », qui m’ont amenée à penser que nous sommes devenus des handicapés de la communication, et que beaucoup de gens ne savent plus communiquer avec l’extérieur sans ce réseau social, ce qui est relativement affolant. Car soyons honnête, quand c’est urgent, on peut aussi envoyer un texto et appeler les gens, au lieu de les disputer parce qu’ils ont eu le malheur de ne pas se connecter sur le réseau social.

6368787-facebook-smartphone-web-on-se-deconnecte(Source : Le Nouvel Obs)

Ma tentative de me désintoxiquer aura eu des effets positifs sur ma façon de penser, ma façon de poster sur mon propre mur : pourquoi est-ce que je souhaite partager ce contenu ? est-ce que je pense sincèrement qu’il est utile et intéressant?

J’en suis venue à la conclusion que Facebook est un très bon outil pour garder le contact, mais que nous devons également apprendre à vivre sans lui, afin de ne pas devenir plus dépendant de lui qu’il n’est dépendant de nous ( comment survivrait-il si nous ne postions plus de données qu’il puisse revendre ?! ). Partager, c’est bien, en réfléchissant, c’est super, mais la vraie vie est bien mieux, et si le réseau social doit faciliter la communication tant mieux, mais il en doit en aucun cas en devenir une condition si ne qua non.

Et vous, vous pourriez vous passer de Facebook ?

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17 réflexions sur “Un mois sans Facebook Ou ma tentative de me désintoxiquer.

  1. En fait, je me passe très bien de Facebook, que j’ai du énormément utilisé pour le boulot. Pour en revenir à « pourquoi je publie du contenu, est-ce pertinent? », je pense vraiment que les membres du réseau publie des contenus qui définissent leur personnalité, ou leur personnalité fantasmée. En tout cas, je te rejoins totalement, passer du temps sur Facebook, ce n’est pas vivre.

    • J’avoue que je suis impressionnée que tu arrives à t’en passer !! Moi, que ce soit pour le blog, mon association, etc, je suis tout le temps connecté !! Et chaque fois que je suis forcée de décrocher, ça me fait du bien… Mais c’est tellement dur de m’y obliger ! J’avoue que parfois, je gère les réseaux au détriment du temps que j’aurais pu passé avec des gens que j’aime… J’essaie vraiment de raisonner mon utilisation mais ce n’est pas si simple :/

    • Les nouvelles technologies ont leurs bons cotés et leur défaut, c’est parfois dur de prendre du recul et de faire la part des choses dans un mode de plus en plus connecté !! Je suis contente si cet article a pu te faire réfléchir 🙂

  2. Tout à fait d’accord avec toi : je trouve que FB c’est génial pour rester en contact, surtout quand on est à l’étranger. Ça permet de savoir ce qui se passe dans la vie des autres et de partager des choses sans pour autant être obligé de réussir à se connecter en même temps ni passer 3 heures dessus. Mais de là à avoir 500 contacts dont la plupart te connaissent à peine, là j’avoue, je ne saisis pas bien l’intérêt 🙂

    • C’est vrai que pour garder les liens avec les proches à l’étranger, c’est super pratique ! Pas besoin de payer les sms ou les appels, c’est plutôt cool… Mais les contacts s’accumulent vite, entre rencontre en voyages, camarades de classe de la seconde aux études supérieurs… Et quand on commence à faire le tri, on s’apercoit que la majorité d’entre eux n’ont pas de liens réels avec nous…

  3. Facebook, Facebook, Facebook. On a pratiquement tous un compte, et on est tous un peu dépendant. Savoir ce que font les autres, nos amis, est-ce qu’ils sortent, qui voient-ils ? Facebook c’est du voyeurisme tout simplement. Il faut savoir s’en protéger, mettre la limite, juste celle qui faut. 🙂
    500 amis ? Pas autant pour ma part, même pas 100, gros ménage oblige !

    • Il y a aussi de très bonnes choses sur Facebook, pour se tenir informée par exemple, plein de pages d’informations, etc… Mais encore faut-il réussir à mettre de côté le négatif/inutile pour en profiter !!
      Facebook, c’est à la fois aliénant, on y perd notre temps, on ne déconnecte jamais, et super pour se tenir informer, apprendre, rester en contact…
      C’est compliqué la vie numérique 😉

  4. j’ai écris un article il y a quelques mois sur le sujet ( http://lecorpslamaisonlesprit.fr/mon-cher-facebook-il-faut-quon-parle/) . et j’avais décidé de quitter Facebook.
    c’est étrange parce que le fait de prendre la décision, a chamboulé pleins de choses en moi.
    Et je me suis dis que c’était dingue de ressentir autant de choses pour un réseau social virtuel!
    je me suis dis par exemple: purée, comment mettre une croix sur 7 ans de ma vie. Est ce que je ne vais pas regretter toutes le photos perdues, tous les statuts oubliés, toutes les conversations avec mes amis du bout du monde.
    Je suis passé par une phase de nostalgie.
    puis j’ai réussi complément à me détacher et j’ai énormément apprécié la sensation de liberté que cela m’offrait.
    Et j’ai créé mon blog. Du coup , pour partager l’info, je suis revenu sur Facebook ( que je n’avais jamais vraiment quitté puisque le compte n’avait pas été fermé).
    Depuis j’ai une utilisation différente, le compte ne sert que pour le blog. Mais je retrouve mes vieux démons. et je me rend compte parfois, que je suis en train de perdre du temps (précieux) sur ce réseau. arf

  5. Le problème de Facebook, c’est vraiment la serendipité qui te fait rebondir de découverte en découverte et te faire perdre un temps de dingue !!! Parce qu’au final, quand on quitte Facebook, qu’en reste il ?
    Moi, ce qui me pose le plus de problème, ce sont les vidéos violentes que j’ai pu y voir. Elles se mettent en route sans même appuyer sur la flèche et paf, prise au piège tel un lapin dans des phares ! Au programme, enfant(s) violenté(s), ado agressé, poussins broyés , etc… Euh merci bien… Du coup j’y traine plus trop sur Facebook…

    • Petite astuce qui sauvera tes mirettes des horreurs qui trainent sur Facebook : On peut désactiver le lancement automatique des videos dans les paramètres !! 😀
      Mais c’est vrai, ce réseau est un gouffre temporel et c’est dur d’y résister !

  6. Hello ! Je comprends tout à fait ce que tu veux dire. Personnellement j’ai beaucoup utilisé Facebook au tout début de son arrivée en France, puis je m’en suis détachée. C’était lassant de lire ce que les autres mangent, où ils vont se promener, qui ils invitent. Je n’y voyait aucun intérêt. La vie des autres ne m’intéresse pas et comme tu dis les gens m’envoyaient des messages sur Facebook au lieu des textos, des appels. J’ai réfléchis et j’ai trouvé ça aberrant. Depuis je m’y suis remise mais pour le blog.

    • Je suis persuadée que c’est possible, mais entre le promotion des projets et les contacts avec les camarades de classe ou encore les habitudes pour s’informer, ce n’est pas toujours facile 😉

  7. Aie, je ne sais vraiment pas si je pourrais me passer de facebook.. Comme tu dis sur le commentaire au dessus : pour la promotion des projets, l’autopromotion, garder le contact, activer sans cesse le réseau… c’est certain que c’est compliqué et je te comprends !!
    Néanmoins, je vais tenter l’expérience, ça ne peut qu’avoir des effets positifs !
    Merci de suivre le blog Take Cookies !!

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