« La petite communiste qui ne souriait jamais » de Lola Lafon

Par OihanaSymphony 815905 Nadia Comaneci. Ce nom vous dit quelque chose ? Normal. Car Nadia Comaneci, c’est une légende de la gymnastique au niveau olympique. Aux jeux olympiques de Montréal, en 1976, alors âgée de seulement 14 ans, elle devient la première gymnaste à obtenir la note parfaite de dix, tout en y obtenant cinq médailles dont trois en or. Dès lors, l’adolescente devient une star. C’est ce destin improbable que raconte Lola Lafon dans son livre, des débuts dans la gymnastique de la petite Nadia à sa fuite pour les Etats-Unis. Un parcours qui mérite d’être raconté.

Pourquoi on aime ?
Le genre : un dialogue fantasmé entre la narratrice, fascinée, et Nadia Comaneci, sous forme d’échanges téléphoniques, de lettres… Une correspondance qui fait envie. Nous aussi, on aimerait pouvoir lui parler et lui poser des questions. Car en plus d’être une star, la gymnaste est également une véritable énigme.

Une jolie biographie : Nadia Comaneci est dépeinte dans ce livre mieux que dans n’importe quel article, on y devine un tempérament de feu et une rigueur façonnée par l’obéissance qui caractérise les dictatures communistes. On fait sa connaissance avant son ascension, puis après sa chute. Et on découvre un mythe, une idole d’envergure mondiale, qui a fait rêver toutes les petites filles de sa génération, en s’élançant dans son petit justaucorps blanc avec des muscles parfaitement sculptés.

Ça parle de gymnastique… Dans son roman, Lola Lafon nous décrit l’univers impitoyable de la gymnastique de haut niveau, des blessures auxquelles les gymnastes ne doivent pas faire attention, des régimes draconiens pour être mince et plaire aux juges, des entraîneurs qui ne font pas de cadeaux, qui forcent les sportives à recommencer les enchainements encore et encore, jusqu’à ce que tout soit parfait, de la concurrence entre gymnastes, l’engouement de la presse…

Mais pas que ! Le roman décrit également la Roumanie sous le règne de Ceaușescu, ce dictateur, leader communiste de 1965 à la libération du pays en 1989. Sous ce régime, Nadia devient une vitrine du communisme, et grâce à elle, la Roumanie semble sortir de son enclave, centre d’une grande attention médiatique.

Conclusion : Un roman qu’on conseille aux amateurs d’histoire, de biographies fictives, qui aiment découvrir des mythes. La petite communiste qui ne souriait jamais est un livre qui se lit rapidement, avec juste ce qu’il faut d’informations afin qu’on n’en fasse pas un trop plein. On se régale, et on s’attache à la gymnaste, grâce à ce récit poignant.

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