Chapitre II : Premier Bilan, 3 mois depuis La Décision

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Voilà déjà près de 3 mois que je me suis lancée dans une conversion au végétarisme. J’ai fait des découvertes, bonnes ou mauvaises, j’ai progressé, j’ai découvert une nouvelle façon de manger, mais aussi de nouvelles préoccupations, une nouvelle façon de regarder le monde et enfin, de nouvelles personnes. Mais ma découverte la plus importante, c’est celle que j’ai faite de moi-même : Jusqu’où je peux aller, mes capacités ou non d’adaptation, mes faiblesses ou forces… Mon aventure culinaire se transforme à présent en aventure personnelle !

Pendant ces 3 mois, j’ai encore mangé de la viande. Les premières semaines, j’ai réduit progressivement et je n’ai vraiment arrêté d’en manger régulièrement qu’à la fin du premier mois. J’ai alors cherché comment remplacer la viande dans mes repas et c’est naturellement que j’ai commencé à manger moult tofu et steaks de soja puisque c’est ce qui se trouve le plus facilement en supermarchés. Et puis il y a eu le coup de foudre avec les haricots rouges et les lentilles corails, pour ne rien vous cacher. Une jolie couleur en plus d’un bon goût ! J’ai développé quelques recettes bateau pour étudiante pressée et affamée comme les bolos au steak de soja à la tomate par exemple ! Je cuisine plus, avec plus de plaisir et quand je m’assieds devant ma belle assiette colorée et pleine de goûts et que je regarde la pizza dans celle de mon copain, je vous jure que je suis heureuse et satisfaite de mon choix ! Pas trop de difficultés à ajuster ma façon de cuisiner donc…
Mais un problème majeur qui vient par contre de me tomber dessus ! Le soja, c’est pratique mais c’est bourré de « faux oestrogènes » qui font la java dans mon corps en apportant un bon paquet de désagréments… Le médecin est clair, trop de soja plus la pilule, ça ne marche pas, c’est fini : Il faut arrêter complètement. Ah, zut… Je m’étais pourtant bien habituée… Un réajustement s’impose ! Je me mets donc en recherche de substituts et je découvre qu’en fait… Ça n’a rien d’un problème ! Le soja c’est pratique au début parce que c’est la première chose qu’on trouve en supermarchés, parce que ça se rapproche souvent d’une consistance viande qui aide à faciliter la transition vers le végétarisme… Mais maintenant que dans ma tête repas n’est plus égal à viande, pas de soucis ! J’ai encore les lentilles vertes ou corails, les haricots rouges, blancs, le quinoa,etc… Et puis pour le lait végétal, je découvre le lait de riz, très parfumé et à mon goût meilleur que le soja… Super ! Petite végé deviendra grande !
Par contre, s’il est plutôt facile d’adapter mes menus quand je suis seule ou chez mon chéri qui me laisse faire ma cuisine tranquille, en société ça devient plus compliqué. Dans les restos, ça va encore : Il y a souvent moyen de trouver quelque chose même s’il n’y a pas beaucoup de choix et que les menus omnivores font parfois bien plus envie qu’une salade riquiqui… En famille, c’est plutôt bien aussi, mon père fait des efforts quand je rentre et ma famille me laisse cuisiner quelques plats pour leur faire découvrir de nouvelles recettes sans viandes. Mais là où ça devient compliqué c’est avec la « famille élargie », dans les grands repas de famille par exemple. Ou quand je suis dans la famille de mon chéri. J’ai passé les vacances avec eux, et ça aurait serait très impoli de leur demander de modifier leurs habitudes pour moi (ils ont quand même fait des efforts mais seulement parce qu’ils sont adorables, sans que je n’ai rien à demander!). J’ai donc mangé un peu de viande. Et puis il y a eu ces restos où, prise de fringale, je me suis lâchée sur le steak, le bacon, et (surtout) les crevettes ! Deux jours comme ça et… J’étais malade, malade, malade ! Trop riche pour moi, tout ce gras ! Et en rentrant, j’étais tellement heureuse de retrouver mes galettes de légumes et mes haricots rouges ! Ça y est, je crois que je ne suis plus une mangeuse de viande… Même si je sais que certains produits vont me manquer (crevettes, foie gras, coquilles St-Jacques…), je suis lancée et je ne regrette vraiment pas. Même les écarts des vacances n’ont fait que me confirmer ma décision. Je m’attendais à une transition douloureuse, elle s’est faite naturellement.
Et d’ailleurs, si elle a été si naturelle, c’est aussi grâce aux personnes qui m’ont aidé. D’abord, le soutien de ma famille et de mon copain, mais aussi tous les inconnus qui m’ont donné des conseils, ont répondu à mes (nombreuses) interrogations… Tous ces gens avec qui j’ai discuté, qui sont venus vers moi parce qu’on avait ce point commun, la volonté de ne plus manger de viande. Être végé, ça rapporte des followers sur Twitter, ça donne un sujet de discussion interminable avec à peu près n’importe qui, ça rapproche quand c’est un point commun… C’est une communauté plutôt agréable, solidaire et soudée, et ça, c’est vraiment une aide pour débuter. Le problème cependant, c’est que la réputation « sectaire » et désagréable des végés n’est pas totalement infondée… Et mes plus gros problèmes et mes discussions les plus houleuses à ce sujet ne sont pas venues des antis qui sont, certes, pénibles, souvent assez étroits d’esprit ou très mal renseignés, mais des végés eux-mêmes. La majorité de ceux que j’ai rencontré ont été supers avec moi, mais il y en a, et comme d’habitude ce sont ceux qu’on retient, qui sont absolument odieux. Une petite anecdote : Dans mon premier article sur ce sujet, j’annonçais ma volonté de « réduire ma consommation de viande », fière de mon initiative, fière d’aller vers la concrétisation de mes idées, etc. Des végés ont lu mon article. La plupart m’ont encouragés, même sans être toujours d’accord avec moi, mais il y en a eu un en particulier qui a été monstrueux. Et je pèse mes mots. Il m’a littéralement enguirlandé après sa lecture, allant jusqu’à des termes plus qu’insultants, me comparant même à « un violeur qui ne violerait que quelques fois par an » pour me dire que manger moins de viande, c’était toujours être un monstre. Hum. Encourageant, motivant, ça donne envie de se joindre au mouvement… Il y en a eu deux ou trois de cet acabit (mais celui-ci est tout de même une perle). Tout ça pour dire : Chaque mouvement à ces extrêmes, le végétarisme est peut-être un mouvement plutôt favorable à ces extrémistes, et on ne peut pas vraiment blâmer les omnivores de la vision qu’ils ont dans nous puisqu’il y a ces agresseurs sectaires culpabilisants qui traînent un peu partout. Alors aux végés, n’en voulez pas aux omnis, et aux omnis, ne faites pas trop de généralités… Et arrêtez avec l’argument de la carotte qui souffre. Et ne posez pas de questions si vous ne voulez pas qu’on vous réponde. Le monde en serait plus paisible ^-^
Voilà un bilan plutôt complet de ces débuts de végétarienne, globalement très positifs puisque je me sens bien mieux dans mon assiette comme dans mon corps !

Merci à tous de continuer à me suivre, n’hésitez pas à commenter et me donner votre point de vue, me faire part de vos expériences personnelles et à bientôt !

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4 réflexions sur “Chapitre II : Premier Bilan, 3 mois depuis La Décision

  1. Félicitations pour tes 3 mois! Et le « monstre », on s’en fout! Le plus important, c’est que tu fais déjà beaucoup plus d’efforts que la majorité des gens pour soutenir une cause qui te tiens à cœur! 🙂

  2. Bravo pour ta « bonne résolution » (oui je sais l’article date mais bon :p) !

    Pour le soja, il faut savoir que le soja contient des isoflavones mais pour bien faire peur le nom utilisé dernièrement c’est « phyto-oestrogènes ». Mais non ce ne sont pas des oestrogènes, on peut en consommer. Les hommes asiatiques qui mangent du soja (sous différentes formes) toute l’année en quantité ne se sont pas transformés en femme, les femmes asiatiques n’ont pas plus de cancer que les autres, etc.
    D’ailleurs si on veut éviter les hormones, c’est justement le lait animal qu’il faut éviter, puisque là pour le coup c’est le produit d’un corps maternel plein d’hormones. Pourtant j’entends aucun médecin protester, comme c’est bizarre !

    • Ca en a étonné beaucoup mais mon corps a vraiment mal réagi au soja ! Sautes d’humeurs, prise de poids, problèmes de peau, etc. Des symptômes similaires à un trop-plein d’oestrogènes. En plus de réduire drastiquement le soja, j’ai du changer de pilule contraceptive (dont j’espère me passer bientôt en la remplacant par autre chose our arrêter de polluer mon corps avec des hormones extérieures de toute façon…) pour revenir à un poids/une peau normale !
      Chacun réagit différemment mais moi et le soja, ce n’est pas vraiment une grande histoire d’amour ^^

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