Gare aux Best-Sellers… 50 nuances de Grey.

Par OihanaSymphony

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Dans ma vie, il y a des phrases que j’ai beaucoup entendues. Parmi elles :

« Prenez garde aux best-sellers ! S’ils se vendent bien, c’est qu’ils peuvent plaire à tout le monde. Même aux imbéciles. »

Sur le coup, j’ai trouvé cette phrase très habile. Il est vrai que dans tous les domaines, la popularité n’est pas, ou rarement, un gage de qualité. Le domaine littéraire n’a, bien sur, pas fait exception à cette règle.

Il y a peu, cédant à la pression médiatique, je me suis fait prêter l’ouvrage dont le nom était sur toutes les lèvres : Cinquante Nuances de Grey. 40 millions d’exemplaires vendus à travers le monde, c’est quand même quelque chose. Et les critiques incroyablement positives étaient au rendez-vous. J’avais jusque là tout entendu : roman libérateur, ouvrage inattendu… Autant dire que je m’attendais à quelque chose de grand. Et autant vous dire que la déception fut tout aussi, voire plus, grande.

Bien même avant d’avoir lu le livre, je trouvais la médiatisation de cet ouvrage quelque peu étouffante. Et soyons honnêtes : après avoir lu le bouquin, je l’ai trouvé on ne peut plus grotesque. On nous promettait des livres d’éducation sexuelle, on nous vantait les mérites de l’érotisme, du sado-maso… Un truc en HD et en couleur dans un monde pixelisé en noir et blanc !

Au lieu des monts et merveilles, j’ai trouvé une histoire fade, sans queue ni tête ( on ne me fera pas avaler qu’un accro du sexe, sado-maso tombera amoureux d’une vierge effarouchée en quelques semaines ), des scènes de sexe irréelles ( un orgasme dès la première fois de l’héroïne et deux ou trois fessées… quel sado-masochisme ! Quelle libération, mesdames ! ), une obsession malsaine de l’auteur pour l’argent ( on nous conte sans plus finir à quel point le beau Christian Grey est riche et millionnaire )… Et pour finir en beauté : non, malgré la promesse, pas tellement d’initiation au monde du SM, au rapport dominant/dominé. Quelques mentions, à la base, mais pas de quoi faire une thèse… Même un enfant de 12 ans avec un accès à internet aurait pu faire une meilleure explication…

Seul point positif : la découverte de la musique de Thomas Tallis et une playlist plutôt sympa.

 Vous l’aurez compris : une bonne déception. Un roman à l’eau de rose, et pas de quoi fouetter un chat, finalement. Des tas de romans à l’eau de rose ne bénéficient pas d’une telle médiatisation, et il y a fort à parier que le résultat est le même…

En bref : pour ceux et celles qui recherchent ses sensations, le grand frisson, de la tension sexuelle a gré des pages et un peu de déviance sexuelle, il faudra s’en tenir au Marquis de Sade.

 

 

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